Compte Professionnel de Prévention & témoignage société REM

26 oct. 2017

Fenwick s’implique pour diminuer les risques professionnels liés à la manutention et fait le point sur le Compte Professionnel de Prévention. Zoom sur les actions de prévention possibles pour effacer certaines postures dites « pénibles ».

Fenwick-Linde, numéro 1 de la manutention, mène depuis toujours une stratégie visant à améliorer les conditions de travail des opérateurs et prévenir les risques en termes de pénibilité. Questions croisées à Alizée Le Reun, de Fenwick, et à Michaël Barbosa, de la société REM (Revêtement Electrolytique des Métaux).

Questions à Alizée Le Reun, Chef de produits en charge de la Prévention Pénibilité Fenwick

Depuis le 1er octobre 2017, le « Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité » (C3P) devient « Compte Professionnel de Prévention » (C2P). Quels sont les principaux changements effectués ?

Pour six critères sur dix (travail répétitif, de nuit, en horaires alternés ou en milieu hyperbare, bruit et températures extrêmes), les conditions ne sont pas modifiées. Par contre, les quatre autres facteurs (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risques chimiques) ne sont plus pris en compte au 1er octobre 2017. Cependant les salariés qui y sont exposés bénéficieront toujours d’un départ anticipé à la retraite mais uniquement dans le cadre d’une maladie professionnelle reconnue et d’un taux d’incapacité permanente excédant 10 %, une visite médicale de fin de carrière permettant à ces salariés de faire valoir leurs droits. Il ne faut cependant pas oublier que ces éléments restent source de TMS et de maladies professionnelles. Le fait de les enlever du Compte Professionnel de Prévention ne permettra plus aux salariés exposés à ces facteurs de cumuler des points leur permettant d’accéder à des formations ou des professions moins pénibles et les cotisations actuelles seront supprimées. Néanmoins, l’employeur aura toujours pour obligation de garantir la sécurité au sein de son entreprise et de préserver au mieux la santé de ses collaborateurs.

« Ce qui ne change pas : en cas de déclaration de maladies professionnelles, la responsabilité de l’employeur est engagée. »

Les valeurs de seuil sont des normes qui existaient déjà avant le Compte Professionnel de Prévention. Les retirer de cette réglementation ne les rend pas pour autant caduques. Le remaniement est un fait mais la prévention et la réduction de la pénibilité doivent rester un axe fort pour chaque entreprise du secteur. Pour Fenwick elles sont les valeurs fondatrices de notre Groupe. Notre expertise sur ces deux thématiques est très largement reconnue par nos clients et constitue sans conteste un élément fort de notre différenciation.

Qu’appelle-t-on postures pénibles et quelle est la typologie des entreprises concernées ?

Les postures pénibles sont définies comme des « positions forcées des articulations » ; elles comportent des angles extrêmes au niveau des articulations et des actions qui obligent le maintien de position(s) articulaire(s) durant de longues périodes. Selon les normes internationales, tout maintien d’une telle position pendant plus de 4 secondes est considéré comme une posture pénible. Les postures extrêmes et/ou prolongées représentent un facteur de risques de troubles musculo-squelettiques (TMS) et de maladies professionnelles. Elles créent chez les opérateurs de l’inconfort, de la fatigue et une réduction durable des capacités fonctionnelles. Au sens large, toute entreprise doit prévenir la pénibilité au travail, quelles que soient sa taille et ses activités.

Concernant les postures pénibles dans le secteur de la manutention, nombre de postes sont considérés comme « à risques » : préparateurs de commandes, manutentionnaires, employés en charge de la mise en rayon en magasin, auxiliaire de chaine…). Nous retrouvons ces métiers dans tous les secteurs d’activités de nos clients : automobile, logistique, grande distribution etc.

Quelles sont les solutions qu’apporte Fenwick ?

Soucieux de la santé de ses utilisateurs Fenwick, développe des chariots qui offrent une disposition intuitive et ergonomique des commandes ainsi que des postes de conduite spacieux et facilement accessibles garantissant ainsi un confort de travail maximal.

Il existe ensuite des options qui permettent d’adapter le chariot aux applications difficiles :

  • le système de mise à niveau automatique des charges, que l’on retrouve sur les préparateurs de commandes, les transpalettes à levée ergonomique ou encore les gerbeurs lors de la préparation de commandes ou de mise en rayon ; cette mise à hauteur complémentaire (800 mm) permet à l’opérateur de poser les colis sur les palettes sans avoir à se pencher ;
  • les sièges pivotants et postes de conduite rotatifs, sur les chariots à mât rétractable ou les frontaux lorsque l’application contraint le cariste à être souvent en marche arrière ; ces systèmes facilitent cette manœuvre très fréquente de transfert de charges très volumineuses à l’avant, en apportant plus de confort et de sécurité aux opérateurs ;
  • enfin, la vision déportée, sur les rétractables et frontaux lors du stockage à moyenne et grande hauteur, améliore la visibilité en réduisant les torsions et extensions de la tête.

Toutes ces solutions permettent de réduire les contraintes physiques de travail des opérateurs et limitent les risques de TMS liés aux postures pénibles.

Témoignage de Michaël Barbosa, Responsable Méthodes et Production au sein de la société Revêtement Electrolytique des Métaux (REM). Quelle est la spécificité de REM ?

REM se positionne au 1er rang des acteurs du traitement anti-corrosion des métaux par électrozingage. Implantée à Dijon, elle compte trente salariés. Un outil de production récent et performant, permet de protéger 20 000 tonnes d’acier par an, représentant l’une des capacités les plus importantes de France.

Vidéo témoignage Michaël Barbosa REM

Quelle action avez-vous mise en place pour diminuer les TMS dans votre société ?

C’est un métier relativement difficile pour nos techniciens. Nous recherchions des solutions, notamment pour réduire les amplitudes de mouvements lors du chargement/déchargement des pièces sur les différentes balancelles sur lesquelles les opérateurs interviennent. Notre problématique majeure étant de pouvoir remonter les charges au niveau des bras ; du fond des caisses vers le haut.

Après concertation et l’étude de plusieurs solutions, nous avons porté notre choix sur des gerbeurs Fenwick qui permettent de maintenir les pièces à hauteur et ainsi réduire l’amplitude de mouvement.

Les bénéfices ont été immédiats. Les salariés sont très satisfaits du nouvel investissement effectué sur le poste de travail concerné. Le constat est sans appel : un grand soulagement au niveau du dos, notamment par rapport aux mouvements que le technicien effectuait en se penchant en avant. La répétitivité est aujourd’hui compensée par des gestes plus simples et des amplitudes beaucoup moins importantes.

De plus, la Carsat nous a accompagnés dès le début de notre réflexion menée avec les employés pour sélectionner la solution la plus judicieuse. Elle nous a également apporté une aide financière pour l’achat de ces 2 engins. Aujourd’hui il serait très difficile de les supprimer car ils sont devenus indispensables !

Service Communication Presse