Pénibilité - Vibrations, questions croisées FENWICK & INRS

19 juin 2017

La pénibilité liée aux vibrations mécaniques : Fenwick agit.

Fenwick-Linde, numéro 1 de la manutention, accompagne ses clients en mettant en place des solutions permettant de prévenir et de réduire la pénibilité au travail liée, notamment, aux vibrations mécaniques transmises à l’ensemble du corps. Questions croisées à Alizée Le Reun, de Fenwick, et à Jérôme Rebelle, de l’INRS

Questions à Alizée Le Reun, Chef de produits en charge de la Prévention Pénibilité Fenwick

Qu’est-ce qu’une vibration mécanique ?

Les vibrations mécaniques sont définies par l’article R.4441-1 du Code du Travail : ce sont des oscillations mécaniques autour d’un point d’équilibre.

On distingue les vibrations transmises aux membres supérieurs lors de l’utilisation de machines portatives type marteau-piqueur, et les vibrations transmises à l’ensemble du corps, lors de la conduite de véhicules (chariot de manutention, engin de chantiers ou de l’utilisation de certaines machines industrielles).

Quelles peuvent être les conséquences de ces vibrations chez l’individu ?

Elles génèrent de la fatigue, des douleurs au niveau du dos et des épaules, des troubles vasculaires, neurologiques, des lombalgies, sciatiques ou cruralgies par hernie discale. Elles peuvent également entrainer des accidents du travail.

Dans ce cadre, quelles sont les actions de prévention de l’entreprise mises en œuvre pour ses salariés ?

Toute entreprise a pour obligation de diagnostiquer la pénibilité au sein de ses locaux. Suite à ce bilan, lorsque les valeurs de seuils sont dépassées, le Chef d’entreprise est dans l’obligation de mettre en place des mesures de prévention pour réduire l’exposition à la pénibilité de ses salariés et, dans notre cas, aux vibrations mécaniques.

Lorsque les résultats des tests d’exposition aux vibrations faits in-situ sont au-dessus des seuils, il faut, dans un premier temps, agir sur l’environnement de travail plutôt que sur les machines : en veillant, par exemple, à conserver un sol en bon état et en incitant les salariés à réduire leur vitesse, notamment lors du passage d’obstacles. Ces deux critères ont, en effet, un impact fort sur les vibrations transmises à l’opérateur.

L’employeur peut ensuite réduire les cofacteurs en limitant les efforts des salariés : en réorganisant leur temps de travail avec une diminution de la durée d’exposition, en organisant des temps de pause et d’alternance avec d’autres tâches, en sensibilisant ses opérateurs à la bonne utilisation de la machine et aux risques pour leur santé.

N’oublions pas qu’en parallèle de ces actions de prévention sur l’environnement de travail et les opérateurs, Fenwick agit directement sur les niveaux de vibrations de ses chariots au travers de solutions dédiées.

Point de vue de Jérome Rebelle, Responsable d’étude et de recherche à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS).

Quels sont les rôles et missions de l’INRS dans le cadre de la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles ?

Les actions menées par l'INRS sur le territoire français sont orientées au profit des salariés et des entreprises appartenant au régime général de la Sécurité sociale. Notre institut a la vocation de développer et promouvoir une culture de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles en s'articulant autour de 4 modes d'action majeurs et complémentaires : la recherche et l'assistance pour identifier et analyser les problèmes, la formation et l'information pour promouvoir et diffuser les résultats de ses actions.

Sur la recherche, l’INRS conduit des programmes d’études et des projets dans des domaines couvrant la majeure partie des risques professionnels, du risque toxique au risque physique (TMS) ou psychologique (RPS). Ces travaux impliquent des ingénieurs, médecins, chimistes, ergonomes, techniciens, etc. Pour des actions à plus court terme et directes, nos experts délivrent des assistances techniques, juridiques, médicales et documentaires, et répondent aux sollicitations émanant aussi bien de l’État, des caisses de Sécurité sociale, d’entreprises, de services de santé au travail, que de CHSCT ou de salariés. Pour la formation, l’INRS propose une large gamme d’activités : formation directe des acteurs de la prévention, mise en œuvre de dispositifs de formation initiale, conception de supports de formation continue permettant une forte démultiplication, avec par exemple la formation à distance. Enfin, l’INRS recueille, élabore et diffuse des savoirs et savoir-faire en prévention (brochures, affiches, sites internet, médias sociaux, revues, événements, salons professionnels, relations presse) dont le contenu est issu des recherches et assistances menées. Toutes ces activités concourent à faire baisser l'accidentologie, réduire la pénibilité au travail, à prévenir des risques émergents et à réduire la survenue de maladies professionnelles.

Quels sont les modes d’exposition professionnelle aux vibrations ?

Il existe 2 modes d'exposition aux vibrations : les vibrations transmises à l'ensemble du corps, particulièrement au niveau du dos, notamment lors de la conduite d’engins et les vibrations transmises aux membres supérieurs (mains, bras épaules) lors de l’utilisation de machines portatives.

Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui souhaitent réduire et mesurer l’exposition vibratoire ?

La première des réflexions à mener est d'étudier la possibilité de supprimer le risque, le phénomène dangereux ou d'éloigner celui-ci de l'opérateur. Il peut s'agir de revoir complètement le procédé de production, de changer de type de machine ou d'engin, le cas échéant, de déporter ou écarter le phénomène ou l’opérateur (télécommande, utilisation d'un robot, ajout d'un manipulateur entre le salarié et la production, etc.). Si le phénomène vibratoire est toujours présent et ne peut être supprimé, alors il faut évaluer cette exposition en procédant à des mesures lors des phases caractéristiques de l'activité réelle du salarié. Cette évaluation permet ensuite de mettre en place des actions qui vont diminuer l'exposition. Par exemple, une fois que l'évaluation a révélé un dépassement du seuil d'action fixé par la réglementation à 0,5 m/s² sur 8 H pour l'ensemble du corps (2,5 m/s² pour le membre supérieur), le choix peut être fait de remplacer l'engin de manutention utilisé par un modèle plus récent équipé d'une suspension plus efficace pour filtrer les vibrations. Pour un transpalette ou un chariot élévateur, un critère de choix peut être de se référer à la déclaration du fabricant de la valeur d'émission de l'engin qui est précisée dans la notice d'utilisation. Plus cette valeur est faible, meilleure sera l'isolation vibratoire. Mais attention, cela ne veut pas dire que l'exposition disparaît. Il faut aussi veiller à ce que l'utilisation, l'entretien et la conduite soient bien maîtriser pour limiter les sources vibratoires : réduire sa vitesse au maximum, circuler sur des sols lisses sans irrégularités avec des éléments roulants en excellent état.

Une grande quantité d'information est disponible, en complément de ce propos, sur le site de l'INRS www.inrs.fr dans les 2 dossiers sur les vibrations de l’ensemble du corps ou vibrations main bras.

Service Communication Presse